Par une soirée humidement chaude, j’ai entrepris un aventureux trajet jusqu’au dépanneur du coin afin de me procurer un duo de délices congelés. Mon commentaire météorologique, aidé par mon air sympathique avait malencontreusement stimulé la volubilité du caissier. Celui-ci me racontait qu’il avait dû marcher à grosses goûtes pour rendre visite à son Soleil préféré sous un garagiste bouillant afin de faire suer sa motocyclette défectueuse.
J’avais possiblement mal compris puisqu’en réalité j’étais complètement obnubilé par le mouvement oscillant de bas en haut de son cure-dent expérimenté. Sa moustache recevait la visite du morceau de bois à chaque syllabe prononcée, ce qui contribuait à augmenter mon attention vers ce spectacle riche en émotions. Combien d’arbres avait-il pu marteler ainsi sous son nez? Combien de forêts avait-il pu maltraiter? Combien de...
L’homme-spectacle m’a violemment sorti de mon état second en faisant habillement résonner ses bagues sur son tiroir-caisse. J’ai justifié le délai causé par mon égarement en prétextant que mon billet de cinq dollars était lourd et difficile à sortir sur un ton sarcastique en prenant bien soin de terminer ma phrase par un blasphème à caractère religieux, question de mettre mon interlocuteur à son aise.
J’appréhende déjà la réaction des médias et du cabinet ministériel au lendemain de la publication de ce texte puisque la dernière soirée chaude et humide remonte, hélas, à quelques semaines. L’explication justificatrice implique plusieurs personnages dont la vedette est un ordinateur hostile.
lundi 6 octobre 2008
jeudi 7 août 2008
Texte aoûté
Une bien mauvaise idée que j’ai eu de croire que je puisse être élégant en mangeant du melon d’eau. Tentant d’être sophistiqué et gracieux, je me suis armé d’un bol trop exigu pour la victime et d’une cuillère désadaptée à la situation. Il n’a fallu que quelques bouchées pour gommer les touches sur lesquelles je frappe en ce moment et pour encrasser l’écran qui me permet de voir les erreurs typographiques provoquées par l’insalubrité de mon clavier. Ce court instant dramatique ne viendra pas me faire oublier le beau moment que j’ai vécu ce matin.
J’ai pénétré dans l’établissement approprié qui se trouvait dans la trajectoire pré-évaluée, analysée et acceptée par le conseil quelques minutes auparavant. Aucun détail n’avait été négligé lors de l‘élaboration du trajet, ce qui m’avait permis de contourner au bas mot une douzaine de figurants piétonniers en laissant ma bulle d’intimité personnelle parfaitement intacte, à une égratignure près. Je vous le donne en mille, le figurant numéro trois avait un mauvais plan de match quant à la gestion de son sac à dos démodé.
Une fois à l’intérieur, j’ai évité quelques chauds dégâts pour finalement me rendre au comptoir. J’ai entamé la transaction de façon machinalement courtoise en mentionnant mon besoin à la gente dame chargée d’assouvir mon désir . Au moment de prendre possession de celui-ci ,j’ai remarqué son nom inscrit sur son chandail. Jamais je n’avais vu une personne porter son prénom d’une façon aussi authentique. Tous les éléments y étaient. Il ne faisait aucun doute qu’il s’agissait incontestablement d’une Marie-Paule!
Il m’est déjà arrivé dans le passé de reconnaître un Steve, dénicher un Jonathan et même démasquer quelques Sandra parce que ceux-ci portaient très bien leur prénom. Je dois avouer qu’il s’agissait surtout d’un coup de chance à chaque fois, mais je réitère le fait que leur prénom concordait vraiment bien avec ce qu‘ils étaient. Dans le cas de Marie-Paule c’était sans équivoque! Aucun autre prénom n’aurait pu être envisagé. D’ailleurs, je la soupçonne de ne pas avoir de nom de famille pour mieux exploiter son concept.
J’ai pénétré dans l’établissement approprié qui se trouvait dans la trajectoire pré-évaluée, analysée et acceptée par le conseil quelques minutes auparavant. Aucun détail n’avait été négligé lors de l‘élaboration du trajet, ce qui m’avait permis de contourner au bas mot une douzaine de figurants piétonniers en laissant ma bulle d’intimité personnelle parfaitement intacte, à une égratignure près. Je vous le donne en mille, le figurant numéro trois avait un mauvais plan de match quant à la gestion de son sac à dos démodé.
Une fois à l’intérieur, j’ai évité quelques chauds dégâts pour finalement me rendre au comptoir. J’ai entamé la transaction de façon machinalement courtoise en mentionnant mon besoin à la gente dame chargée d’assouvir mon désir . Au moment de prendre possession de celui-ci ,j’ai remarqué son nom inscrit sur son chandail. Jamais je n’avais vu une personne porter son prénom d’une façon aussi authentique. Tous les éléments y étaient. Il ne faisait aucun doute qu’il s’agissait incontestablement d’une Marie-Paule!
Il m’est déjà arrivé dans le passé de reconnaître un Steve, dénicher un Jonathan et même démasquer quelques Sandra parce que ceux-ci portaient très bien leur prénom. Je dois avouer qu’il s’agissait surtout d’un coup de chance à chaque fois, mais je réitère le fait que leur prénom concordait vraiment bien avec ce qu‘ils étaient. Dans le cas de Marie-Paule c’était sans équivoque! Aucun autre prénom n’aurait pu être envisagé. D’ailleurs, je la soupçonne de ne pas avoir de nom de famille pour mieux exploiter son concept.
mardi 27 mai 2008
Un concombre dans la bulle
Nous vivons tous dans une bulle fictive dans laquelle nous n’aimons pas que n’importe quoi ou n’importe qui y pénètre. Pour certaines personnes, cette bulle est minuscule, voire inexistante ce qui leur permet d’être souriant même dans le wagon le plus bondé du métro le plus rempli durant l’heure de pointe la plus infernale.
Pour ma part, j’ai une bulle qui est relativement grande. Je n’aime que l'on me respire dans le cou ni que l’on frôle mon pied gauche et je déteste que l'on mange des craquelins aux légumes près de mon oreille. Je ne comprends pas non plus les gens qui passent vraiment près de moi dans un lieu public alors qu’il y a assez de dégagement pour un camion de tourbes, mais je reviendrai à ce débat lors d’un dimanche pluvieux.
Dernièrement, j’ai transposé cette notion de bulle sur le tapis roulant de la caisse numéro trois au supermarché du quartier. J’avais déposé mon pot de Nutella, mon pain tranché pseudo blé entier, mes minis cornichons à l’aneth ainsi que quelques trucs bon pour la santé afin de ne pas me faire juger par le caissier qui, de toute façon, ne semblait pas prôner une alimentation très équilibrée. Étant précédé d’une famille vraisemblablement nombreuse ou excessivement gourmande, mon espace alloué sur le tapis roulant était plutôt restreint et j’ai dû empiler quelques aliments pour conserver une sorte de bulle imaginaire autour des mes futurs achats. Selon mon point de vue il n’y avait pas suffisamment d’espace pour commencer à déposer des articles derrière, mais voilà qu’un concombre anglais a fait son apparition. J’étais stupéfait et je n’ai pas eu le temps de reprendre conscience qu’une boîte de thon s’est mise de la partie accompagnée de plusieurs autres aliments irrespectueux.
J’ai lancé un regard indigné à dame qui me suivait en file pour lui communiquer mon mécontentement mais elle n’en faisait qu’à sa tête. J’ai repris mes esprits et je me suis emparé du plus proche « morceau de-plastique qui sert à délimiter le territoire de chaque client » en me demandant si cet objet portait officiellement le nom de « truque-machin». Après m’être attardé sur la question pendant 4 secondes, j’ai entrepris de délimiter mon territoire en bousculant tous les items qui se trouvaient sur la frontière. De plus, j’ai alloué de nouveau un espace libre à mes aliments afin qu’ils puissent voyager vers la caisse en toute quiétude.
J’ai pensé et repensé à ce moment jusqu’à ce que je quitte le supermarché et je me suis demandé si mon comportement avait été normal. Avais-je vraiment besoin d’une bulle pour mes futurs achats? Avais-je simplement peur de me retrouver avec un concombre anglais dans mon réfrigérateur? Si oui, existe-t-il un nom pour cette peur?
Pour ma part, j’ai une bulle qui est relativement grande. Je n’aime que l'on me respire dans le cou ni que l’on frôle mon pied gauche et je déteste que l'on mange des craquelins aux légumes près de mon oreille. Je ne comprends pas non plus les gens qui passent vraiment près de moi dans un lieu public alors qu’il y a assez de dégagement pour un camion de tourbes, mais je reviendrai à ce débat lors d’un dimanche pluvieux.
Dernièrement, j’ai transposé cette notion de bulle sur le tapis roulant de la caisse numéro trois au supermarché du quartier. J’avais déposé mon pot de Nutella, mon pain tranché pseudo blé entier, mes minis cornichons à l’aneth ainsi que quelques trucs bon pour la santé afin de ne pas me faire juger par le caissier qui, de toute façon, ne semblait pas prôner une alimentation très équilibrée. Étant précédé d’une famille vraisemblablement nombreuse ou excessivement gourmande, mon espace alloué sur le tapis roulant était plutôt restreint et j’ai dû empiler quelques aliments pour conserver une sorte de bulle imaginaire autour des mes futurs achats. Selon mon point de vue il n’y avait pas suffisamment d’espace pour commencer à déposer des articles derrière, mais voilà qu’un concombre anglais a fait son apparition. J’étais stupéfait et je n’ai pas eu le temps de reprendre conscience qu’une boîte de thon s’est mise de la partie accompagnée de plusieurs autres aliments irrespectueux.
J’ai lancé un regard indigné à dame qui me suivait en file pour lui communiquer mon mécontentement mais elle n’en faisait qu’à sa tête. J’ai repris mes esprits et je me suis emparé du plus proche « morceau de-plastique qui sert à délimiter le territoire de chaque client » en me demandant si cet objet portait officiellement le nom de « truque-machin». Après m’être attardé sur la question pendant 4 secondes, j’ai entrepris de délimiter mon territoire en bousculant tous les items qui se trouvaient sur la frontière. De plus, j’ai alloué de nouveau un espace libre à mes aliments afin qu’ils puissent voyager vers la caisse en toute quiétude.
J’ai pensé et repensé à ce moment jusqu’à ce que je quitte le supermarché et je me suis demandé si mon comportement avait été normal. Avais-je vraiment besoin d’une bulle pour mes futurs achats? Avais-je simplement peur de me retrouver avec un concombre anglais dans mon réfrigérateur? Si oui, existe-t-il un nom pour cette peur?
jeudi 15 mai 2008
Chicane en papier
Ça fait longtemps que je n’ai pas écrit dans mon blog. Je vais jeter le blâme sur la tête du premier Turc que je croiserai. C’est en regardant un mauvais film de Jean-Claude Van Damme que j’ai entrepris d’ajouter du matériel dans mon blog. Je tiens à préciser que la télécommande était hors de portée…
Lors que se produit un dégât de lait au chocolat, et que se trouve à notre disposition un mouchoir, un papier de toilette et un papier essuie-tout, je pense que la plupart d’entre nous utiliseraient le papier essuie-tout. Il va de soit qu’il s’agit du moyen le plus performant parmi le trio. Pour ma part je formerais une coalition avec ces trois acolytes afin de combattre l’inondation chocolatée. Étant un être humain de nature excessive, je ne suis pas un bel exemple à suivre et par ma méthode je me mets probablement à dos les écologistes membres de Greenpeace qui aimeraient mieux me voir utiliser mon vieux chandail Molson ou simplement dialoguer avec le dégât pour trouver un terrain d’entente.
Non seulement mon geste créerait un mouvement de mécontentement chez les défenseurs de l’environnement, mais il y aurait probablement un affront majeur dans la paume de ma main droite. C’est qu’il y a de fortes tensions entre mouchoirs, papiers de toilettes et papiers essuie-tout.
Le papier essuie-tout a toujours regardé les deux autres de haut. De plus, il se vante d’être plus large, plus fort et plus athlétique que quiconque. Le papier de toilette quant à lui est associé à des tâches hautement disgracieuses. Celui-ci est souvent complexé par son déchirement facile, notamment en lieux publics. Il est souvent méprisé par le papier mouchoir qui prétend être plus raffiné et plus doux. Pourtant, son travail est relativement difficile et collant. Il arrive de donner des promotions au papier de toilette en lui confiant les tâches du mouchoir qui devient vraiment hors de lui. Il est aussi possible de faire l’inverse ce qui fait bien rire notre copain au déchirement facile.
Bref, un climat malsain régnerait au sein de mon tas de papier. Peut-être que l’idée du vieux chandail était la meilleure finalement. De toute façon, je temps de m’attarder sur le sujet mon dégât s’est évaporé de lui-même.
Lors que se produit un dégât de lait au chocolat, et que se trouve à notre disposition un mouchoir, un papier de toilette et un papier essuie-tout, je pense que la plupart d’entre nous utiliseraient le papier essuie-tout. Il va de soit qu’il s’agit du moyen le plus performant parmi le trio. Pour ma part je formerais une coalition avec ces trois acolytes afin de combattre l’inondation chocolatée. Étant un être humain de nature excessive, je ne suis pas un bel exemple à suivre et par ma méthode je me mets probablement à dos les écologistes membres de Greenpeace qui aimeraient mieux me voir utiliser mon vieux chandail Molson ou simplement dialoguer avec le dégât pour trouver un terrain d’entente.
Non seulement mon geste créerait un mouvement de mécontentement chez les défenseurs de l’environnement, mais il y aurait probablement un affront majeur dans la paume de ma main droite. C’est qu’il y a de fortes tensions entre mouchoirs, papiers de toilettes et papiers essuie-tout.
Le papier essuie-tout a toujours regardé les deux autres de haut. De plus, il se vante d’être plus large, plus fort et plus athlétique que quiconque. Le papier de toilette quant à lui est associé à des tâches hautement disgracieuses. Celui-ci est souvent complexé par son déchirement facile, notamment en lieux publics. Il est souvent méprisé par le papier mouchoir qui prétend être plus raffiné et plus doux. Pourtant, son travail est relativement difficile et collant. Il arrive de donner des promotions au papier de toilette en lui confiant les tâches du mouchoir qui devient vraiment hors de lui. Il est aussi possible de faire l’inverse ce qui fait bien rire notre copain au déchirement facile.
Bref, un climat malsain régnerait au sein de mon tas de papier. Peut-être que l’idée du vieux chandail était la meilleure finalement. De toute façon, je temps de m’attarder sur le sujet mon dégât s’est évaporé de lui-même.
jeudi 3 avril 2008
Bientôt membre de l'Union des artistes
Dans mon quotidien, je croise énormément de personnes. Je croise des grandes femmes, de minces garçons, des vedettes méconnues, des moustachus sournois et j’en passe. Le fait est que, comme énormément de gens, je me demande souvent d’où proviennent ces passants. Où vont-ils? Que mangent-ils? À partir de quel montant considèrent-t-ils que la tourbe de gazon est abordable? J’ai parfois du mal à m’imaginer que ces bipèdes peuvent avoir une vie, un univers et une réalité bien à eux et que, si on les croise, c’est parce qu’ils partent de quelque part pour aller vers un autre endroit avec un but plus ou moins précis, selon leur niveau de lucidité.
J’ai le sentiment que ces gens existent seulement pendant ce moment précis et qu’ils vont disparaître dès qu’on ferme les yeux, qu’on débarque de l’autobus ou bien au moment ou on ferme les rideaux. Jusqu’ici je persiste à croire que je ne suis pas la seule personne à faire ce cheminement cérébral. Cependant, il m’arrive souvent de me donner le rôle inverse. Et si j’étais le figurant à mon tour? En fait, logiquement on est qu’un simple figurant pour la plupart des personnes qui nous voit dans leur vie.
Ainsi j’ai été…
… le figurant qui trébuche sur le trottoir glissant.
… le figurant qui parle trop fort.
… le figurant qui arbore fièrement sa tache de sauce à spaghetti sur sa chemise blanche.
… le figurant qui trop pressé qui dépasse la vieille dame pour se faire rattraper au feu de circulation.
… le figurant qui se plaint du manque de savon dans la salle de bain du 9e étage.
Je serai éventuellement…
… le figurant qui tousse trop fort dans le 3e wagon du train.
… le figurant qui argumente l’utilisation du lait en poudre.
… le figurant qui te fait perdre ton temps en négociant son trio Big Mac.
… le figurant qui se trompe de salle de bain en blâmant les enseignes ambigus.
Chris
J’ai le sentiment que ces gens existent seulement pendant ce moment précis et qu’ils vont disparaître dès qu’on ferme les yeux, qu’on débarque de l’autobus ou bien au moment ou on ferme les rideaux. Jusqu’ici je persiste à croire que je ne suis pas la seule personne à faire ce cheminement cérébral. Cependant, il m’arrive souvent de me donner le rôle inverse. Et si j’étais le figurant à mon tour? En fait, logiquement on est qu’un simple figurant pour la plupart des personnes qui nous voit dans leur vie.
Ainsi j’ai été…
… le figurant qui trébuche sur le trottoir glissant.
… le figurant qui parle trop fort.
… le figurant qui arbore fièrement sa tache de sauce à spaghetti sur sa chemise blanche.
… le figurant qui trop pressé qui dépasse la vieille dame pour se faire rattraper au feu de circulation.
… le figurant qui se plaint du manque de savon dans la salle de bain du 9e étage.
Je serai éventuellement…
… le figurant qui tousse trop fort dans le 3e wagon du train.
… le figurant qui argumente l’utilisation du lait en poudre.
… le figurant qui te fait perdre ton temps en négociant son trio Big Mac.
… le figurant qui se trompe de salle de bain en blâmant les enseignes ambigus.
Chris
mercredi 26 mars 2008
Éco Métro Céramiques
J’étais paisiblement assis et j’attendais rigoureusement le prochain métro en fixant horizontalement une série de carreaux de céramiques. J’avais beau avoir des joyeuses pensées, mais la couleur rougeâtre du plancher était d’une apparence si terne que cela me faisait osciller entre la dépression et le mépris de l’industrie de la céramique.
Jusqu’à cet instant, c’était un exercice de patience routinier, mais un son provenant tout droit des ténèbres est venu troubler mon existence. Une vieille dame me torturait en se faisant traîner les pieds sur le sol. Ceux qui me connaissent savent très bien qu’il s’agit d’un bruit que je déteste hautement. En fait, selon mon palmarès, ce type de pollution sonore arrive au premier rang des pires sons, à égalité avec le bruit que fait une télécommande qui tombe sur un plancher de bois franc.
Ce qui était le plus déconcertant, c’est que la gente dame a effectué plusieurs interminables passages et sa trajectoire correspondait trop exactement à ma rangé de tuiles adorée. Il faut préciser que ce son est non seulement désagréable du point de vu auditif, mais il est l’inconnu symbole incontestable de lâcheté.
Chris
Jusqu’à cet instant, c’était un exercice de patience routinier, mais un son provenant tout droit des ténèbres est venu troubler mon existence. Une vieille dame me torturait en se faisant traîner les pieds sur le sol. Ceux qui me connaissent savent très bien qu’il s’agit d’un bruit que je déteste hautement. En fait, selon mon palmarès, ce type de pollution sonore arrive au premier rang des pires sons, à égalité avec le bruit que fait une télécommande qui tombe sur un plancher de bois franc.
Ce qui était le plus déconcertant, c’est que la gente dame a effectué plusieurs interminables passages et sa trajectoire correspondait trop exactement à ma rangé de tuiles adorée. Il faut préciser que ce son est non seulement désagréable du point de vu auditif, mais il est l’inconnu symbole incontestable de lâcheté.
Chris
mardi 25 mars 2008
Sauce brune
La planète est soudainement beaucoup trop grande. Elle est si grande que l’on doit développer toutes sortes d’astuces pour se sentir moins perdus. On doit se promener dans des voitures qui font la taille d’un édifice de 120 étages. La cabine téléphonique du coin de ma rue, qui est lui-même à 6,39 kilomètres de ma porte d’entrée trop pesante, est assez grande pour accueillir un zoo et une plantation de nénuphars de taille moyenne. Les craques de trottoirs sont des précipices ou vivent des troupeaux de troupes de théâtre.
Néanmoins certains objets sont de tailles raisonnables comme les petites cuillères. Je ne sais pas qui décide de ce qui doit être démesuré et ce doit être proportionnel. Il doit avoir un gros pouvoir de persuasion et une poignée de main convaincante. De plus, il doit avoir une voix grave et une carrure de matelot.
Peu importe que la taille de la planète, la poutine typique restera toujours trop grosse et ce n'est certainement pas l'homme persuasif qui me fera changer d'avis malgré sa grosse voix.
Chris
Néanmoins certains objets sont de tailles raisonnables comme les petites cuillères. Je ne sais pas qui décide de ce qui doit être démesuré et ce doit être proportionnel. Il doit avoir un gros pouvoir de persuasion et une poignée de main convaincante. De plus, il doit avoir une voix grave et une carrure de matelot.
Peu importe que la taille de la planète, la poutine typique restera toujours trop grosse et ce n'est certainement pas l'homme persuasif qui me fera changer d'avis malgré sa grosse voix.
Chris
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