Par une soirée humidement chaude, j’ai entrepris un aventureux trajet jusqu’au dépanneur du coin afin de me procurer un duo de délices congelés. Mon commentaire météorologique, aidé par mon air sympathique avait malencontreusement stimulé la volubilité du caissier. Celui-ci me racontait qu’il avait dû marcher à grosses goûtes pour rendre visite à son Soleil préféré sous un garagiste bouillant afin de faire suer sa motocyclette défectueuse.
J’avais possiblement mal compris puisqu’en réalité j’étais complètement obnubilé par le mouvement oscillant de bas en haut de son cure-dent expérimenté. Sa moustache recevait la visite du morceau de bois à chaque syllabe prononcée, ce qui contribuait à augmenter mon attention vers ce spectacle riche en émotions. Combien d’arbres avait-il pu marteler ainsi sous son nez? Combien de forêts avait-il pu maltraiter? Combien de...
L’homme-spectacle m’a violemment sorti de mon état second en faisant habillement résonner ses bagues sur son tiroir-caisse. J’ai justifié le délai causé par mon égarement en prétextant que mon billet de cinq dollars était lourd et difficile à sortir sur un ton sarcastique en prenant bien soin de terminer ma phrase par un blasphème à caractère religieux, question de mettre mon interlocuteur à son aise.
J’appréhende déjà la réaction des médias et du cabinet ministériel au lendemain de la publication de ce texte puisque la dernière soirée chaude et humide remonte, hélas, à quelques semaines. L’explication justificatrice implique plusieurs personnages dont la vedette est un ordinateur hostile.
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3 commentaires:
On (je sais pas qui ça inclut, mais bon) attend avec une vive impatience la venue d'un nouveau billet.
Je répète : Ça sent le bébé mort ici.
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